Défendre les services publics
L’école, la santé, la sécurité et les transports sont les fondations de l’égalité. Leur affaiblissement frappe d’abord ceux qui ont le moins d’alternatives.
Des convictions utiles seulement si elles se traduisent en décisions, en protections et en résultats.

L’école, la santé, la sécurité et les transports sont les fondations de l’égalité. Leur affaiblissement frappe d’abord ceux qui ont le moins d’alternatives.
Le travail doit protéger, permettre de vivre et reconnaître l’engagement. La prévention des risques et le dialogue social sont des obligations.
Le handicap, l’origine ou la situation sociale ne doivent jamais décider de la place d’une personne dans la société.
L’écologie doit améliorer le quotidien, réduire les dépenses contraintes et associer les habitants au lieu de les culpabiliser.
Informer avant de décider, associer les habitants et rendre compte : la confiance se reconstruit par la preuve.
L’égalité républicaine ne se proclame pas seulement. Elle se défend dans l’accès à l’emploi, au logement et aux droits.
Salarié et chef d’entreprise, je défends un syndicalisme indépendant, constructif et ferme sur les droits. Adhérer et participer donnent à la démocratie sociale les moyens de vivre.
Mon engagement repose sur une conviction simple. La laïcité est une liberté. Elle garantit à chacun le droit de croire, de ne pas croire et de pratiquer sa religion dans le respect des lois de la République.
Elle ne doit jamais devenir un instrument de stigmatisation ou d’exclusion. Elle est au contraire un principe d’émancipation, d’égalité et de protection pour tous.
Mon engagement contre le racisme s’inscrit dans cette même exigence universaliste. Aucun racisme ne doit être relativisé et aucune victime ne doit être oubliée. L’antisémitisme, le racisme visant les musulmans, les discriminations liées à l’origine, à la couleur de peau ou à une appartenance réelle ou supposée doivent être combattus avec la même détermination.
Cette exigence passe également par la défense du pluralisme de l’information et par une vigilance constante face aux discours médiatiques qui banalisent les préjugés, opposent les Français entre eux ou transforment certaines catégories de la population en boucs émissaires.
Je défends un humanisme républicain qui refuse les hiérarchies entre les discriminations, protège chaque citoyen et rassemble autour de ce qui nous est commun.
Dès mon entrée dans le monde professionnel, me syndiquer m’a semblé naturel et évident. Ma première conviction était simple. Sans adhérents, un syndicat, quelle que soit son étiquette, ne peut pas agir durablement. La défense collective repose sur des femmes et des hommes qui choisissent de participer, de s’impliquer et de faire vivre cette solidarité.
Cet engagement accompagne une double expérience que j’assume pleinement, celle de salarié et de chef d’entreprise. Je connais les responsabilités de l’employeur, les contraintes économiques et les exigences de gestion. Je connais aussi les attentes des salariés, leur implication et le besoin d’être soutenus lorsque leurs droits sont fragilisés ou qu’une injustice survient.
Cette double casquette nourrit ma conviction que la réussite de l’entreprise et le respect des salariés doivent avancer ensemble. Le syndicalisme permet de construire un dialogue réel, de confronter les points de vue et de rechercher des solutions équilibrées. Il est un partenaire exigeant, dont l’utilité repose aussi sur son indépendance et sa capacité à exercer un véritable contre-pouvoir. Il doit pouvoir proposer, négocier, alerter et s’opposer lorsque la situation l’impose.
Au fil de mon parcours, j’ai aussi constaté que l’adhésion syndicale n’avait pas pour tous le même caractère d’évidence. Pourtant, la démocratie sociale, comme la démocratie politique, a besoin de participation. Adhérer, voter aux élections professionnelles, faire entendre sa voix et prendre part aux décisions sont des actes qui comptent. Lorsque nous nous en éloignons, nous laissons davantage de place aux décisions prises sans nous et nous affaiblissons notre capacité à les contester.
Dans l’entreprise comme dans une ville ou dans un pays, la démocratie se fait vivre. C’est pourquoi je crois, plus que jamais, à un syndicalisme de terrain, constructif et ferme sur ses principes, porté par des adhérents qui lui donnent les moyens d’agir.